dimanche 21 janvier 2018

"Je dirai malgré tout que la vie fut belle" par Jean d'Ormesson

    


   Je viens de terminer ce livre non sans mal. J'ai pris le dictionnaire pour certains mots. Je l'ai offet à mon époux pour Noël.
      C'est une biographie étrange et où les personnages sont le moi et le surmoi, chacun répondant à l'autre mais de façon claire et précise.
     J'ai aimé me plonger dans cette vie au fil des ans, des siècles. Les personnages sont multiples mais obligatoires pour la compréhension du texte. C'est une sorte de procès qu'il s'intente à lui-même.

 "Les aventures d'un écrivain qui a aimé le bonheur et le plaisir en dépit de tant de malheurs cèdent peu à peu la place à un regard plus grave sur le drame qui ne cesse jamais de se jouer entre le temps et l'éternité, et qui nous emportera."

*

Marinachili le 21 janvier 2018


Petit jeu de lettres 2018 n°3 (148)

Exemple d'un homme con... tumelieux


Il s'agit de lettres en vrac à remettre dans l'ordre pour trouver un mot correspondant à une définition donnée. voir ICI 
Il faut trouver ensuite un minimum de cinq anagrammes de ce mot avec cinq lettres ou plus et en faire un texte à notre convenance.

Lettres en vrac : EEIOUUCLMNTX

Mot trouvé : contumelieux

Anagrammes : Clément - inécouté - méticuleux - cimenté - exécution - Nicole - lumineux - cimenté - exclu - monticule - centime

          Clément, l'homme contumelieux de service ne prend jamais de gant pour dire ce qu'il pense. Les égards ce n'est pas son truc. Il pourrait être associé à celui de la photo. Il est inécouté par ceux qui se moque de son état d'esprit. Il est méticuleux dans son travail mais trop rigide dans son exécution. Son esprit est parfois lumineux et à d'autres moments cimenté dans une idiotie extrême et Nicole se le coltine avec son humeur toxique. Dans ce  cas il est exclu de continuer la conversation il ne peut rien en sortir de bon. Il vaut mieux se pencher sous un monticule de travail à faire et de ne pas répondre à la provocation ni s'énerver pour un centime !

Marinachili le 21 janvier 2018

Jeu géré par Lady Marianne

samedi 20 janvier 2018

Atelier d'écriture



 Il n'y a pas beaucoup d'arrivants sur la route de la chance
Les annonceurs de catalogues ne font qu'attiser l'espérance
Ils abusent volontairement les clients qui jouent en confiance
Pour les soutenir  des remises peu claires sont proposées
Semer des mensonges,, souffler des anti avantages
C'est marcher sur des oeufs pour pouvoir ensuite les réaliser.
Anniversaire de la création de la société faux ou vrai
tout est bon dans l'antre de la commercialisation.
Les affiches, les néons et tous leurs verbiages
 ne font qu'aggraver l'anéantissement des porte-monnaies.

Les mots à placer : route - chance - confiance - soutenir - clair - semer -  marcher - souffler

Les cinq mots commençant par AN : annonceurs - anti - anniversaire - antre - anéantissement

vendredi 19 janvier 2018

Ode à mon père

          
Mon fils aîné Marc  et son grand-père en 1969


         En empruntant les écrits de Khalil Gibran dans "La Voix de l'Eternelle Sagesse",  et en les transformant pour ce cas, je dirais ceci :


          Mon père a quitté ce monde de la matière, vêtu de l'habit de la sincérité et de l'amour. Il a rejoint un monde nouveau, qui ne connait ni les épreuves ni les afflictions. Dans sa nouvelle demeure, nos regards ne peuvent pénétrer et nos oreilles ne sont point admises. 
          La nouvelle maison s'élève dans le royaume de l'esprit où sa présence est grandement nécessaire. Il s'instruit désormais dans un autre cosmos, dont l'histoire et la beauté l'ont toujours captivé et dont il s'est toujours efforcé d'apprendre le langage. 
          Son coeur n'était qu'amour débordant de bonté et de zèle. Il n'aimerait pas nous voir pleurer car pour lui, seuls ceux qui n'ont jamais fertilisé le sol de la moindre goutte de sueur de leur front méritent nos pleurs et nos lamentations quand ils quittent cette terre. 
          Penser à lui avec joie, à ce qu'il a été pour nous, est l'unique manière de l'honorer. Ainsi seulement nous nous acquitteront du tribut qui, en vérité, lui revient. Plus jamais la solitude ne s'emparera de notre coeur et sa voix continuera à résonner à nos oreilles.

          Je sens toujours sa présence et sa protection comme il l'a toujours fait en ce monde. Ce qui nous unissait est indescriptible.

          Beaucoup, après ton départ le 19 janvier en 1986, ont essayé de me persuader du contraire mais n'y sont jamais parvenu et n'y arriveront jamais.
          Papa tu es dans mon coeur et tu n'es pas absent pour moi, je te parle souvent quand je vais bien ou quand je vais mal. Ce qui nous unissait et nous unit toujours, nous seuls le savons.

Violette, ta princesse pour toujours

jeudi 18 janvier 2018

Rime imposée n°3 : Mystérieuse




Oh mystérieuse astrologue
Contant incertains églogues,
Les astres sont une drogue.
Personne n’est analogue ;
De sa vie trouver  épilogue,
Espoir devenu très en vogue,
Un art réel de démagogue.
A la naissance notre pirogue, 
Nul besoin de psychologue
Pour naviguer en néologue
En fonction de nos rogues.
Nul besoin de mystagogue
Pour initiation au dialogue.
Vivons selon nos prologues.

Marinachili le 18 janvier 2018

Terminaison de rime pour le 25 janvier : AL et ses dérivés

Merci de vos participations

Laurent Fuchs et ses Renardises

Lady Marianne et sa chienne de vie

Ghislaine et ses défis d'écriture

Covix et son blog de Lyon

Jazzy et le bon côté des choses

Assoula et son univetrs de mots

Vers de ASFREE18
Vraiment pas évident de faire des rimes en ogue
Pourtant je vogue de blogue en blogue
Les vers et les mots sont des drogues
J'ai cherché, chercher comme un archéologue
J'ai navigué, même sans pirogue
Sûre de rien, j'ai préféré improviser ici ce dialogue



mercredi 17 janvier 2018

Journal d'une septuagénaire 17



Journal d'une septuagénaire n°17

          Le palmier est étrangement calme, à peine un petit souffle de vent. Dans le soir tombant, il se détache du fond de ciel bleu sombre avec des filets dorés et orangés
          Marinachili est seule devant un épisode d'Hercule Poirot. Le radiateur électrique vient de se mettre en route (parce qu'elle ne sait pas allumer le chauffage au gaz), la température a dû baisser dans la vaste pièce pour qu'il se rallume aussi vite.

     Elle fixe les bouddhas posés au sommet de l'étagère-bibliothèque et se dit qu'elle a bien besoin d'aide pour retrouver une sérénité  actuellement troublée par les souvenirs douloureux.

          Le 17 janvier 1986,  un pressentiment  lui a glacé le sang, tout comme au moment de quitter son père après les fêtes de Noël 1985. Elle se souvient bien de cet instant : elle allait monter dans la voiture lors du départ pour la région parisienne quand elle  revint brusquement sur ses pas pour embrasser une nouvelle fois son père et se serrer dans ses bras. Il la regardait comme si c'était pour la dernière fois. Elle avait les larmes aux yeux comme si souvent quand elle le quittait ! Mais cette fois elle était oppressée en plus de la tristesse.

     Donc ce 17 janvier elle se sentait mal, angoissée. Pour se rassurer elle téléphona chez ses parents. C'était juste au moment où son père se rendait à l'hôpital suite à un malaise. Il lui dit "La charrette de l'entrée est tombée de son étagère..." Cette phrase banale et sans objet en apparence avait une importance capitale pour tous les deux.

          La raison ou la déraison s'explique ainsi : Quand Marinachili avait quinze ans, elle avait vu un film avec son père, La charrette fantôme , une adaptation du roman Le charretier de la mort  de Selma Lagehof. Louis Jouvet y interprétait le rôle d'un homme misérable croyant que le grincement des roues de la charrette fantôme annonçait la mort de celui qui l'entendait. Ce film avait fortement impressionné Marinachili, surtout quand son père lui a dit : Si j'entends crisser les roues d'une charrette, je saurai que ma fin est proche...Je te préviendrai..."

          Bon sang pourquoi fallait-il que quelqu'un offre ce bibelot à sa mère! Cette maudite charrette en plastique horrible où se trouvait un cactus, trônait sur une étagère dans un angle de l'entrée de leur maison! Elle se reflétait dans le grand miroir ovale comme un mauvais présage!

          Après le coup de fil, Marinachili était partagée entre l'envie d'aller rejoindre son père et celle de rester avec son plus jeune fils qui partait en classe de neige le dimanche matin. Il n'avait que neuf ans et quittait pour la première fois la maison. Elle décida de l'emmener à la gare et elle prendrait ensuite le train direction la Lorraine. Elle  y envoya son fils aîné deux jours plus tôt afin d'avoir des nouvelles de l'état de son père. Tout était stationnaire, rien de vraiment anormal même si une crise de coeur était grave car son père souffrait d'une angine de poitrine. Il avait bonne mine selon son fils. Elle put même lui parler. Il la rassurait "Ne t'inquiète ma chérie, nous nous verrons demain..."

         Ce qui l'inquiétait et la rendait anxieuse c'était la migraine qui s'était installée violemment depuis la veille 23 heures et s'était arrêtée pile à 6 heures du matin. 

          Elle voulut boire un chocolat avant de prendre son train quand elle vit arriver ses filles au Buffet de la gare, en pleurs et habillées tout de noir. Elle les fixa et cria : Non! Ce n'est pas vrai! Je ne veux pas! Je ne le crois pas! Hélas c'était vrai. Son père, dans le coma depuis 23 heures,  avait rendu son dernier soupir à 6 heures du matin!

          Elle eut une réaction bizarre, elle était vêtue d'une jupe plissée bleu roi et d'un pull noir et bleu et dit "Je ne me change pas, je ne mets pas du noir, il n'est pas mort, je ne le crois pas".
          Ils partirent tous dans la Mercedes bleu marine. Le trajet s'était passé en silence en dehors des sanglots des filles.

          Trois heures plus tard, en arrivant à la morgue de Notre Dame de Bon Secours, elle fixa le corps derrière la vitrine, elle ne le reconnut pas tout de suite. Elle lut le nom de son père sur le carreau et s'évanouit.

          Quand elle reprit ses esprit, elle était face à sa mère, complètement effondrée. Elle avait été prévenue par l'hôpital vers minuit mais quand elle arriva avec la soeur de Marinachili, il était trop tard.

          Longtemps Marinachili avait eu des remords parce qu'elle était arrivée trop tard. Puis, une nuit elle rêva de son père. Il la persuadait de ne pas s'en vouloir. Il n'avait pas voulu lui infliger l'image de sa mort, pour qu'elle reste sur de bons souvenirs.

          Et voilà, elle pleure, c'est toujours aussi douloureux...


Marinachili le 17 01 2018

mardi 16 janvier 2018

Mardi poésie 2018 n° 3 Raymond Queneau


Idées

Les oiseaux bleus dans l'air sont  verts dans la prairie
qui les entend, les voit qui les voit les entend
leur aile déployée élargit leur patrie
mais à travers leur plume un feu toujours s'étend

Caméléons du ciel agiles que l'oeil transperce
nuages qui vivants assument tour à tour
la forme d'une idée et puis l'idée adverse
protéens dont l'azur ne limite aucun tour

ils volent à travers la sublime excellence
des principes divins scellés sur l'horizon
les étoiles parfois dénotent leur présence
et les jeux de la lune au cours des saisons

Raymond Queneau
(1903 -1976)

Marinachili le 16 01 2018

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