samedi 7 novembre 2015

Federico Garcia Lorca


Ce sont des éditions de 1954

Federico Garcia Lorca
Poète et dramaturge espagnol
né le 5 juin 1898 à Fuente Vaqueros non loin de Grenade
décédé le 19 août 1936 à Viznar, assassiné par les milices franquistes.
Un des écrivain s les plus célèbres après Cervantès.
Il n'a jamais eu d'activité politique mais ne cachait pas son attirance pour la Gauche et les plus démunis.
Il était opposé à la guerre, au fascisme.

          Issu d'une famille bourgeoise et libérale en Andalousie, il suit des études de droit et de Lettres, d'abord à l'université de Grenade puis à celle de Madrid.

          De part son amitié avec Salvador Dali, Sanchez Mazas et Luis Bunuel, il devient l'un des précurseurs de l'art moderne en Espagne.

          Sa première pièce de théâtre "Le maléfice du papillon" en 1920 est un échec. Il se consacre alors à la poésie. Il doit sa notoriété croissante à ses oeuvres "Cancionès" en 1921 et "Romancero gitano" en 1928, influencées par le folklore andalous.

          Homosexuel ne pouvant faire son coming-out, il fait une dépression puis en 1929 et 1930, il donne des conférences aux Etats-Unis.

       Lors du rétablissement de la république espagnole, il devient directeur d'un théâtre étudiant "La Barraca".  La société est subventionnée pour présenter le répertoire classique dans les campagnes. 

          En 1936, au début de la guerre civile, son homosexualité est très mal vue. Lorsqu'il se rend de Madrid à Grenade alors puritaine et réactionnaire, il est arrêté par un groupe de répression fasciste, "l'Escuadra Negra". Quelques jours plus tard il est assassiné et jeté dans une fosse commune à Viznar.


Un poème écrit en 1919 à Grenade

"Si mes mains pouvaient effeuiller"

Je prononce ton nom
Au coeur des nuits obscures,
Lorsque viennent les astres
Boire à l'eau de la lune
Et que dorment les feuilles
Des secrètes ramures.
Je me sens tout sonore
De passion, de musique, 
Folle horloge qui chante
Les heures de jadis.
Je prononce ton nom 
En cette nuit obscure
Et je l'entends sonner
Plus lointain que jamais,
Plus lointain que toutes les étoiles
Et plus plaintif que le bruit de la pluie.
Pourrai-je un jour t'aimer 
Comme je fis naguère ?
Mon coeur, où est la faute ?
Si le brouillard s'éclaire,
Aurai-je une nouvelle
Passion tranquille et pure ?
Ah, si mes doigts pouvaient
Vous effeuiller, ô lune !

Extrait du "Livre des poèmes, Suites, Premières chansons"
1921-1922


Violette Dame mauve le 7 novembre 2015


jeudi 29 octobre 2015

Poésie du jeudi

chromo oiseau couronné ana-rosa(1)


Pour la poésie du jeudi chez Asphodèle j'ai choisi un poème de Federico Garcia Lorca : "Normes"


1

Norme d'hier rencontrée
au ciel de ma nuit présente,
ô splendeur adolescente
opposée au blanc des neiges.
Tu ne trouveras auberge
dans mes secrètes pupilles
que l'amour laisse orphelines
à mon coeur déjà défunt;
mais je cherche le jardin
où se repose ton style.

2

Norme de sein et de hanche
sous le feuillage étendue;
première et neuve vertu
qui vient de naître au printemps.
Ma nudité se prétend
dahlia de ton destin
abeille, rumeur ou trille
de ton chiffre sans mesure;
mais mon amour veut la pure
folie de brise et de pins.


Violette Dame mauve le 29 octobre 2015

La poésie du Jeudi-défi d'Asphodèle

chromo oiseau couronné ana-rosa(1)

Les modalités en cliquant sur l'image


samedi 24 octobre 2015

Les plumes 45 chez Asphodèle

Logo Plumes aspho 4 ème tiré du tumblr vanishingintoclouds

          Les mots à placer : Frissonner - vide - humeur - plume - embellir - enfin - sommeil - drogué - impasse - poésie - torture - plénitude - trop-plein - Youpi - énergie - absence - temps - dénuement - bol - idée - déchirement - bus - besoin - rationner - abandonné.

          En prenant la plume, je frissonne d'aise malgré le mélange tumulte et en même temps  vide dans mon cerveau. Il est muni d'un alternateur! J'ai besoin d'écrire, de mettre mes pensées en poésie ou en prose. Mon humeur chagrine est le résultat d'une situation aboutissant dans une impasse. Le déchirement provoqué par l'absence d'un être cher me torture toujours. Quand je crois enfin avoir trouvé une certaine plénitude morale, le bus des souvenirs se gare dans mon âme fragile et mon sommeil est assailli par un trop-plein de cauchemars. Le matin, je m'éveille droguée par la multitude de pensées contradictoires, ce qui n'embellit pas ma journée. Résultat ? Dénuement total d'énergie. Je me sens abandonnée pour avoir trop rationné mes émotions. Ras-le bol de ce pessimisme dévorant! Il me faudrait une idée de génie pour sortir de ce marasme.

          Youpi! J'ai fini mon texte et je vais me coucher!

Violette Dame mauve le 24 octobre 2015

lundi 21 septembre 2015

Atelier d'écriture n°188 che Leiloona

© Julien Ribot
Les modalités du jeu en cliquant sur l'image

Vieille porte délavée par le temps
Abîmée par les intempéries
Que caches-tu derrière ce rideau de bois ?
Masure au mur défraîchi
Tu perds tes écailles de ciment
Pourtant la nature t'égaie
Insensible aux jours qui passent.
Les propriétaires trépassent
Se succèdent et s'effacent.
Toi, porte de bois
Tu gardes tes secrets.

Violette Dame mauve le 21 septembre 2015

samedi 19 septembre 2015

Un monde à part, son monde...



Perte de mémoire cyclique 
Obsessions atypiques
Moments difficiles à vivre
Uniquement pour l'entourage.
Il suffit d'un peu de courage
Pour entrer dans le mirage.
Bonne volonté et patience
Face à cette inconscience.
Beaucoup de surveillance
Pour un être fragilisé.
Beaucoup d'amour à donner.
A bientôt quatre vingt dix ans
Elle a le droit d'avoir la paix
Et de ne point se préoccuper
Des malheurs de l 'humanité.
Comment serons-nous
Dans une vingtaine d'années?

Violette Dame mauve le 19 septembre 2015

lundi 27 juillet 2015

Poésie du temps présent


Si depuis quelques temps j'ai délaissé
Ce blog, écrits poétiques, prose et divers,
Le Sud, la paresse et les chaleurs d'été
ont un peu fait stagner mon imagination.
Aujourd'hui, soleil caché par les nuages
Je me remets progressivement à la page, 
Même si l'envie de ne rien faire
Persiste, reste toujours en faction.
"Il fait trop chaud pour travailler"
Une excuse pour le farniente!

Je réfléchis... Très fort... Pour faire quelque chose d'intelligent... 
Trouver un article intéressant,
Pour l'instant cela ne vient pas
Alors j'abandonne....
A plus tard.