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mardi 4 février 2020

Marguerite YOURCENAR




Marguerite Yourcenar

Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine Cleenwerck de Crayencour est née à Bruxelles le 8 juin 1903 e

Son baccalauréat en poche elle publie :
En 1921 : Le Jardin des chimères, premier poème dialogué sous le pseudo de Yourcenar, anagramme de son nom.

En 1929 : premier roman épistolaire inspiré d'André Gide : Alexis ou le traité du vain combat (histoire d'un jeune musicien confiant à son épouse son homosexualité)
Décès de son père la même année, elle se lance alors dans une vie de bohème aux multiples voyages à Paris, Lausanne, Athènes, les iles grecques et Istanbul.

En 1939 : la guerre éclate en Europe. l'écrivaine bisexuelle rejoint sa compagne aux Etats-Unis.

En 1951 : publication qui assoit définitivement sa réputation d'auteure avec Les Mémoires d'Hadrien. Il s'agit d'un roman historique présenté comme une lettre  adressée par l'empereur Hadrien (76-138) à son petit-fils adoptif de 17 ans, Marc Aurèle qui doit lui succéder.

En 1968 : L'Oeuvre en noir connait également un grand succès. C'est l'histoire d'un personnage de Zénon, alchimiste et médecin de la Renaissance.

Marguerite Yourcenar est la première femme membre de l'Académie française.
1980 :  le 6 mars elle est élue au fauteuil de Roger Caillois.
1981 : le 22 février, elle est reçue sous la coupole par l'écrivain Jean d'Ormesson.

1987 : Elle meurt le 17 décembre après avoir achevé le troisième tome de ses mémoires : Le labyrinthe du monde.

Violette W-Ruer le 4 février 2020

Federico Garcia Lorca : La lune et la mort


LA LUNE ET LA MORT

La lune avec ses dents d'ivoire
Paraît. Comme elle est vieille et triste!
Les fleuves sont à sec,
Les campagnes sans herbe
Et les arbres languides,
Sans feuilles et sans nids.
Dame la Mort, ridée
Passe par les saulaies
Avec son absurde cortège
d'illusions lointaines.
Elle vend des couleurs
de cires et d'orages,
Comme une fée de fable
Bouillonne et malfaisante.

Et la lune à la mort
Achète des peintures.
En cette nuit confuse
La pauvre lune est folle!
Cependant qu'une foire
Au fond de mon coeur sombre
S'installe sans musique
Toute en baraques d'ombre.

Federico Garcia Lorca - 1920

mardi 28 janvier 2020

Federico Garcia Lorca : Si mes mains pouvaient effeuiller


Si mes mains pouvaient effeuiller

Je prononce ton nom
Au coeur des nuits obscures,
Lorsque viennent les astres
Boire à l'eau de la lune
Et que dorment les feuilles
Des secrètes ramures.
Je me sens tout sonore
De passion, de musique,
Folle horloge qui chante
Les heures de jadis.
Je prononce ton nom
En cette nuit obscure
Et je l'entends sonner
Plus lointain que jamais,
Plus lointain que toutes les étoiles,
Et plus plaintif que le bruit de la pluie.
Pourrai-je un jour t'aimer
Comme je fis naguère ?
Mon coeur, où est la faute ?
Si le brouillard s'éclaire,
Aurai-je une nouvelle
Passion, tranquille et pure ?
Ah, si mes doigts pouvaient
Vous effeuiller, ô lune.

(10 novembre 1919 à Grenade)
Federico Garcia Lorca

mardi 28 août 2018

Victor Hugo : Gros temps la nuit (Mardi poésie)


GROS TEMPS LA NUIT

Le vent hurle ; la rafale
Sort, ruisselante cavale,
Du gouffre obscur,

Et, hennissant sur l'eau bleue,
Des crins épars de sa queue
Fouette l'azur.

L'horizon, que, l'onde encombre,
Serpent, au bas du ciel sombre
Court tortueux ;
Toute la mer est difforme ;
L'eau s'emplit d'un bruit énorme
Et monstrueux.

Le flot vient, s'enfuit, s'approche,
Et bondit comme la cloche
Dans le clocher,
Puis tombe, et bondit encore ;
La vague immense et sonore
Bat le rocher.
L'océan frappe la terre.
Oh ! le forgeron Mystère,
Au noir manteau,
Que forge-t-il dans la brume,
Pour battre une telle enclume
D'un tel marteau ?

(Victor Hugo)

Pour mardi poésie géré par Lady Marianne

Violette W-Ruer le 28 août 2018

lundi 30 juillet 2018

La viellesse : entre septante et nonante

C’est entre septante et nonante
Qu’on voudrait prendre la tangente
Refaire des galipettes encore
Et tourner le dos à son sort.
C’est entre septante et nonante
Qu’on aime écouter les histoires
Tout en sachant qu’on est la poire
Des jolis rêves qui vous hantent.
C’est entre septante et nonante
Qu’on s’accroche d’une griffe affaiblie
Aux années qui n’ont plus de prix
Quand on voit le bas de la pente.
C’est entre septante et nonante
Qu’on tient le plus à ses pénates.
De l’asile pourvu qu’on vous exempte
Avant la dernière mise en boîte.
Allez les septante les nonante !
Cessez donc de broyer du noir
Car aujourd’hui l’âge vient tard
Vous êtes jeunets et les ans mentent.
Allez les septante les nonante !
Gaiement faites faire la culbute
L’amour ne vous a pas dit zut
Et soyez de ceux qui enchantent.
Allez les septante les nonante !
Faites honneur aux cochonnailles
Et empiffrez-vous aux ripailles
Et reprenez de ce qui tente.
Allez les septante les nonante !
N’avez point dit le dernier mot
Et si l’on vous prend pour des sots
Vous leur ferez voir qu’à nonante…
Allez les septante les nonante !
Allez les septante les… !
Allez les sep… !
Allez… !
Ahhh…
Fin.
Esther Granek, Portraits et chansons sans retouches, 1976

Pour Mardi poésie géré par Lady Marianne

mardi 24 juillet 2018

Charles Beaudelaire

Charles Beaudelaire

Bizarre déitébrune comme les nuits
Au
 parfum mélangé de musc et de havane
Œuvre
 de quelque obi, le Faust de la savane
Sorcière
 au flanc d'ébèneenfant des noirs minuits

Je
 préfère au constance, à l'opium, au nuits
L
'élixir de ta bouche où l'amour se pavane ; 
Quand
 vers toi mes désirs partent en caravane
Tes
 yeux sont la citerne où boivent mes ennuis

Par
 ces deux grands yeux noirssoupiraux de ton âme, 
Ô
 démon sans pitié ! Verse-moi moins de flamme ; 
Je
 ne suis pas le Styx pour t'embrasser neuf fois, 

Hélas
 ! Et je ne puis, mégère libertine
Pour
 briser ton courage et te mettre aux abois
Dans
 l'enfer de ton lit devenir Proserpine ! 



Violette
Le 24 juillet 2018

pour

mardi 10 juillet 2018

Mardi poésie : Le bal du 14 juillet

Le bal du 14 Juillet

Ce soir, un bal sera donné,
Je ne pourrais y aller,
Mais je vais en rêver
Et ce sera comme si j’y étais.

Je t’attendrais sur ce pont,
Décoré pour l’occasion
De rubans de papiers
Et de bannières colorées.

Je porterais une jolie robe pour l’occasion,
C’est quand même la fête de ta nation,
Une date, quand un pays a retrouvé sa liberté
Doit comme il se faut être fêtée.

Ce soir dans mes rêves, je vais danser
Et je me réjouis que tu sois mon cavalier,
Je te donne rendez-vous sur le pont
Pour le bal de ce 14 juillet aux lampions.


M.H.

Poème trouvé sur Internet.
Je n'ai que les initiales et ce lien

Violette WE le 10 juillet 2018
pour
géré par Lady Marianne

mardi 3 juillet 2018

Hymne au soleil : Akhénaton

Hymne au Soleil d’Akhenaton
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Tu te lèves beau dans l'horizon du ciel, 

Soleil vivant, qui vis depuis l'origine. 
Tu resplendis dans l'horizon de l'Est, 
Tu as rempli tout pays de ta beauté. 
Tu es beau, grand, brillant. Tu t'élèves au-dessus de tout pays. 
Tes rayons embrassent les pays, jusqu'aux confins de ta création. 
Toi qui es Rê, tu les soumets tout entiers, 
Les liant tous pour ton fils aimé. 
Tu es loin, mais tes rayons sont sur la terre. 
Tu es sur le visage des hommes, et l'on ne connaît pas tes venues. 
Quand tu reposes à l'Occident, sous l'horizon, 
La terre est dans une ombre, semblable à celle de la mort... 
À l'aube, tu resplendis dans l'horizon, tu illumines, toi le soleil ; 
Dans le jour, tu chasses le noir lorsque tu donnes tes rayons. 
Les Deux Pays s'éveillent en fête, les hommes se lèvent sur leurs pieds, 
À cause de toi, ils lavent leur corps, prennent leurs vêtements ; 
Leurs bras s'ouvrent pour adorer ton lever, 
La terre entière fait son ouvrage... 
Tu développes le germe dans les femmes 
Et de la semence fais des hommes, 
Entretenant le fils dans le sein de sa mère, 
Et l'apaisant pour qu'il ne pleure pas ; 
Nourrice dans le sein, 
Tu donnes à ce que tu crées le souffle qui l'anime. 
Quand l'enfant sort du sein... le jour de sa naissance, 
Tu ouvres sa bouche et tu pourvois à ses besoins... 
Combien nombreuses sont tes œuvres mystérieuses à nos yeux ! 
Seul dieu, toi qui n'as pas de semblable, 
Tu as créé la terre selon ton cœur, alors que tu étais seul, 
Les hommes, toutes les bêtes domestiques et sauvages, 
Tout ce qui est sur la terre et marche sur ses pieds, 
Tout ce qui est dans le ciel et vole de ses ailes ; 
Les pays étrangers, Syrie et Nubie, et la terre d'Égypte, 
Tu as mis chaque homme à sa place 
Et tu pourvois à leurs besoins. 
À chacun sa provende et son temps de vie. 
Leurs langues sont diverses en paroles, 
Leurs caractères aussi et leur teint diffère ; 
Tu as distingué les contrées. 
Tu crées le Nil débordant des Enfers et le fais surgir par amour 
Pour que vivent les habitants, puisque tu les as faits pour toi, 
Tous les pays les plus lointains, tu les fais vivre, 
Tu leur as donné un Nil qui déborde du ciel 
Pour descendre sur eux, battre les coteaux de ses ondées 
Et arroser leurs champs entre leurs villages. 
Tu es seul à resplendir sous tes aspects de soleil vivant ; 
Que tu apparaisses à peine ou que tu sois au comble de l'éclat, 
Que tu sois loin ou te rapproches, 
Tu as créé des millions de formes de toi seul, 
Villes et villages, les champs, les chemins et le fleuve... 
Les êtres de la terre se forment sous ta main comme tu les as voulus. 
Tu resplendis, et ils vivent ; tu te couches et ils meurent. 
Toi, tu as la durée de la vie par toi-même, on vit de toi. 
Les yeux sont sur ta beauté jusqu'à ce que tu te couches. 
Depuis que tu as fondé la terre, tu les élèves pour ton fils, 
Issu de ta chair, le roi des deux Égyptes."

Violette WR
le 3 juillet 2018

Pour


mardi 26 juin 2018

Les vacances de Christian Merveille

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JE SUIS EN VACANCES
Assis tout au bord d'un nuage,
ça fait des jours que je voyage
et dans mes vagabondages,
j'ai le vent comme équipage...
Funambule au fil de l'eau,
je fais la papote aux oiseaux
et - il faut ce qu'il faut -
j'ai mis une plume à mon chapeau.
J'ai mon chapeau soleil,
mon écharpe arc-en-ciel,
j'ai tout oublié, je pense:
je suis en vacances

(Christian Merveille)

Violette WR le 26 juin 2018

Pour Mardi poésie
géré par
Lady Marianne