mercredi 28 janvier 2015

Les plumes 40 chez Asphodèle : somnolence de la douleur

Pour le défi n°40 chez Asphodèle

Les mots à placer en cliquant sur l'image


Somnolence de la douleur


          J'ai mis l'écriture des défis un peu entre parenthèses par manque de temps, pour lire davantage, mais malgré mon silence je visite vos sites.

          Mon humeur est un peu bancale. Janvier, à deux différentes périodes, est synonyme de douleur, de tristesse en raison de la disparition de mes parents durant ce mois.

            Le sinueux chemin de l'acceptation des aléas de la vie me fait prendre conscience que cette dernière est courte, que le coeur peut continuer à battre dans une symphonie de souvenirs heureux. 
          Pourquoi ne mettre sur sa palette que des aquarelles grises et des regrets ? Le fardeau n'en est que plus lourd. Je ressens un vide depuis ces deux décès. La présence de mon époux attentionnéet toujours prêt à me faire rire, celle de mes enfants affectueux, sont la résilience dont j'ai besoin. 

          Je suis souvent déchirée entre  des scènes du passé et celles du présent. Puis, un ami venu en visite, un appel téléphonique familial et, en un tour de magie, la morosité s'évanouit. La joie reprend son envol et scintille dans mon regard. La volonté de survivre dans le bonheur est une ténacité à laquelle d'adhère totalement. Le blues est  une sidération à laquelle je désire rapidement échapper.  La vie reste belle.

Dame mauve le 28 janvier 2015

lundi 12 janvier 2015

Sagesse indoue



La connaissance
conduit à l'unité
comme l'ignorance
 à la division

(Ramakrishna)

Plus les circonstances
seront contre toi,
plus ta force intérieure
sera éclatante

(Vivekananda)

Ramakrishna :( Gadadhar Chattopadyaya) né le 18 février 1836 et décédé le 16 août 1886 à Calcuta en Inde. Indouiste mystique Bengali à influencé Vivekananda. Ce dernier a créé la "Mission Ramakrishna pour concrétiser le message de son maître dans les collèges en Inde et ailleurs et dans les Ashrams.

Dame mauve le 12 01 2015

samedi 10 janvier 2015

Liberté de s'exprimer


Un vent de violence
Contre un air de liberté
Armes à la main
Pour des drames
d'aujourd'hui et demain
Quand donc seront prises les mesures
Pour éviter de tels débordements ?
Reste le vent de solidarité, 
 le souvenir ensanglanté
d'un 7 janvier au matin 
et d'une exécution méritée
mais non sans nouvelles victimes.
Pas de rime dans ce texte
Juste un témoignage
aux familles endeuillées
et au courage des forces de l'ordre.

Dame mauve le 10 01 2015

mardi 30 décembre 2014

Les enquêtes du commissaire Tonio Perlicchi

Mon dernier roman vient de paraître chez EDILIVRE
Editions APARIS
à Paris
Il est disponible sur le site de l'éditeur





          Plusieurs nouvelles concernant les enquêtes d'un commissaire qui n'a pas froid aux yeux. Même s'il a du mal à démêler l'écheveau, il parvient à ses fins à force de patience et de réflexion.

          Chaque nouvelle traite un sujet différent :  les sectes, l'homosexualité, les crimes atroces, "l'amitié" narcissique et perverse et j'en passe....

          200 pages qui vous tiendront en haleine jusqu'à la fin 

          Bonne lecture.

          J'enverrai un marque-page dédicacé à chaque acheteur.

Dame mauve le 30 12 2014

vendredi 7 novembre 2014

Une sordide fureur de vivre : 8 Eveil douloureux


Les épisodes précédents en cliquant sur l'image

8


Eveil douloureux


          Damien ouvrit les yeux, ankylosé, comme enfermé dans une camisole. Il ne voyait que le bleu du ciel. Que faisait-il sur le sable ? Un passant ne manqua pas de ronchonner « Voila les conséquences d’une nuit trop arrosée ! Il faut avoir un grain pour se mettre dans un tel état !  Ah les jeunes et leurs extravagances !» 

          Le visage douloureux, le tee-shirt déchiré, Damien avait du mal à reprendre ses esprits. Il poussa un cri en s’appuyant sur les coudes. De douleur, en total abandon, il se laissa choir sur le sable. La voix douce d’une jeune-fille résonnait à son oreille : « Monsieur, je suis avec des amis, nous pouvons vous emmener à l’hôpital…. » Damien fit un signe de tête pour acquiescer et il sentit qu’on le soulevait et l’installait dans une voiture.

          Après la prise de sang et quand le médecin l’examina, il lui sourit : « Alors l’artiste, on ne tient pas l’alcool ? » Damien furieux rétorqua qu’il ne buvait pas. Il avait dû cependant se battre avec quelqu’un, son corps était couvert d’ecchymoses. Le quotidien du docteur Berger était peuplé de contes à tenir debout mais son patient semblait sincère même si ses vêtements puaient l’alcool. Une infirmière entra dans la salle des urgences et murmura à l’oreille du médecin « Il n’y a aucune trace d’alcool dans son sang mais une forte dose de somnifère…. » 

           Tout à coup Damien sursauta, il venait de se souvenir, mon Dieu Lucie ! Il devait sortir de cette chambre et aller la chercher ! De qui parlait-il ? De son amie aux prises avec Allan Marcousi. A ce nom, le médecin d’ordinaire très calme perdit sa maitrise et fut pris de tremblements nerveux.  Lucie serait-elle une nouvelle victime de cet escroc que la police ne parvenait pas à coincer ? Il y avait de quoi devenir zinzin si une solution ne survenait pas rapidement ! Sa sœur avait vécu dans l’univers infernal  de cet Allan et n’avait jamais pu prouver qu’il l’avait violée ! Elle souffrait d’une psychose post-traumatique et son collègue aliéniste ne lui donnait que peu d’espoir de guérison. Le viol restait obsédant et lui donnait des cauchemars atroces malgré une forte médication.. Elle, autrefois si rêveuse et romantique, payait très cher son escapade avec le charmeur devenu outrageux à l’extrême mais toujours prudent avec un solide alibi.

          Tandis que l’infirmière quittait la pièce en ondulant des hanches, ce qui énervait prodigieusement le médecin, il appela la police. Damien pouvait être le maillon utile pour l’arrestation du souteneur !


A suivre…

Pour le n°36 
Modalités en cliquant sur l'image

Dame mauve le 07 novembre de l'an 2014
Ecrits protégés


jeudi 23 octobre 2014

Une sordide fureur de vivre : un étrange anniversaire suite


Le texte complet depuis le début en cliquant sur l'image


          Damien respirait mal. Deux sbires à ses côtés tout de noir vêtus  lui murmurèrent 

          « Tu n’as pas intérêt à bouger, au moindre geste t’es mort ! »

          Qu'aillait-il se tramer ? Tous ces larrons attendaient de l'imprévu, de l'original!

           Le marquis donna des cerceaux à ses invités et prit la parole. 

          « Messieurs vous avez tous une couleur bien définie. Ces dames vont vous poser des questions et à chaque bonne réponse vous pourrez lancer votre cerceau sur cette jeune fille. Ne la ratez pas sinon vous perdriez le bénéfice de votre bonne réponse. Dans deux heures, au top de la fin du jeu, la couleur dominante gagnera le droit de passer la nuit avec cette demoiselle ».

          Damien fixait Lucie, le regard vague, la tête penchée légèrement sur le côté, elle ne faisait aucun geste de protestation, comme étant dans un autre monde. Droguée ! Bien sûr ils l’avaient droguée ! La neige était la raison de son apathie!

          Un geste d’énervement le secoua, aussitôt un sbire lui pressa le bras au point de le lui casser. Il était impuissant face à Lucie sujette aux rires et quolibets des invités. Les cerceaux fusaient, parfois très mal, en un hula hoop inconventionnel.

          Plus le temps passait, plus les convives s’enivraient, moins les tirs se précisaient. La pauvre Lucie, à bout de force s’affaissait sur sa chaise. Certains cerceaux jonchaient le sol, d’autres lui emprisonnaient les jambes ou pendaient à son cou. 

          Sortie de sa torpeur elle cria !. Le marquis lui mit un bâillon tandis que les joueurs applaudissaient. C’était plus que n’en pouvait supporter Damien. Il s’avança mais reçut un magistral direct en pleine figure qui lui fit perdre connaissance.

          Dans l'assemblée, Marty, une jeune femme à la peau nacrée et aux cheveux un peu roux, n'avait aucune empathie envers ce genre de divertissement. Un peu à l'écart elle fixait l'ensemble des dégénérés. 

          Allan et elle, amants depuis deux ans, se disputaient souvent depuis l'arrivée de Lucie mais elle la plaignait et ne la considérait pas comme une rivale. 

         Marty ne partageait pas les plaisirs de son compagnon. Au début il était le confident de sa vie tumultueuse mais bien vite, cette connivence au lieu de les rendre plus proches, les éloignait. Elle avait fait la bêtise de lui avouer trop de choses. Il avait tout enregistré dans les tiroirs de sa mémoire et à la moindre occasion, quand elle tentait de tirer un peu la couverture vers elle, il lui rappelait des éléments de son secret en lui disant : "Pense à ton existence avant notre rencontre et tu comprendras à quel point je t'ai tendu la main, tu n'as donc pas à te plaindre pour de petits écarts sous les draps de ma part...Tu sais parfaitement que cela fait partie de mon boulot...J'aime cette vie de nomade, j'ai besoin de me sentir libre..."

          Il n'y avait plus rien à dire....

A suivre…

Dame mauve le 23 octobre de l'an 2014


Pour les plumes N°35 d'ASPHODELE

Les mots imposés : regard, secret, main, larrons, tiroir, drap, couverture, partager, se tramer, connivence, confident, bêtise, proche, rival, neige, empathie, ensemble, amants, nacrer, nomade, noir.

lundi 20 octobre 2014

Une photo, des mots n°138 chez Leiloona


Jeu d'écriture n°138 chez Leiloona avec la photo ci-dessous
Les modalités du jeu en cliquant sur l'image.


Coiffeur visagiste du temps passé,
Permanentes  pour cheveux frisés,
Toute une mode à présent dépassée.
Devantures obsolètes aux portraits
 de quelques stars du moment apprêtées.
Entendre ragots, vies souvent déformées,
Juste pour meubler le temps, parler 
De tout et de rien pendant cheveux balayés,
Un art vieux comme le monde, jamais changé.

Dame mauve le 20 octobre 2014