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dimanche 21 juin 2020

Journal 2020 - 21 - Fête des pères



Qu'il est loin le jour où je pouvais encore te souhaiter une bonne fête et t'embrasser et surtout te dire que je t'aimais!
Mes pensées vont toujours vers toi.


vendredi 5 juin 2020

Journal 2020 5 juin



5 juin 2020

          Mon imagination semble en berne. J’ai recommencé plusieurs fois mon dernier manuscrit, changé les noms des protagonistes et cela ne me plait toujours pas. Je ne parviens pas à me concentrer et me situer dans un contexte d’avant Covid19 quand tout était normal.

          Comment décrire une situation sereine et gaie en ce temps gouverné par un virus ? Tout me parait superflu et sans âme.

          J'ai commencé à perdre pied au décès de mon amie Lydie, je n'arrive pas à oublier les dernières heures passées à l'hôpital de Perpignan fin novembre 2019. Pendant le confinement, je voyais à la télé toutes ces personnes intubées et je revoyais et revivais la scène avec Lydie. J'en fais des cauchemars. Parfois cela s'estompe un peu puis un détail, parfois insignifiant, me remet la tête sous l'eau.

jeudi 4 juin 2020

Journal 2020 - 04 juin


Coup de gueule du jour

          Manifestations POUR Adama Traoré, et puis quoi encore! C'était un assassin, un violeur et sa soeur Assa, plusieurs fois condamnée pour plusieurs délits. Ils ne méritent pas d'avoir de soutien, que des chèvres ceux qui les suivent! Juste bons à mettre la pagaille! Depuis quatre ans l'affaire sort cycliquement pour provoquer des émeutes. Nous avons assez de problème avec la Covid19, l’éradiquer est la seule priorité du moment! 

          Quand je vois la horde de gens avec des pancartes pour soutenir un assassin, je suis révoltée ! Ils ne pensent pas et n’ont pas de compassion pour les victimes de cet assassin. C’est le monde à l’envers !

          Il ne s'agit pas de racisme, qu'il soit noir, blanc, chocolat au lait, vert, jaune ou rouge, c'était un meurtrier violeur. A-t-il été maltraité ?  Nous l'ignorons mais certainement moins que ses victimes. En tous les cas, aucune raison de le porter aux nues! Les manifestations sont composées en majorité de sans cerveau et gens qui n'ont rien d'autre à faire! Qu'ils nous foutent la paix avec leurs revendications de bas étage.

C'était mon coup de gueule du jour!

Violette W-R le 4 juin 2020

mardi 19 mai 2020

Journal 2020 19 mai


          Premier jour de sortie depuis deux mois. Une belle journée venteuse mais ensoleillée. C'était très agréable. Pas eu besoin de porter le masque à la jardinerie de Salses, il n'y avait guère de monde et je m'arrangeais pour être seule dans une rangée en plein air. Après l'achat des fleurs, mon mari et moi nous sommes rendus chez les Pascaux et avons bu un café dans le jardin. J'étais très contente de tous les revoir.
          Ce matin mon mari a planté l'hortensia en pleine terre avec de la terre de bruyère, et les fleurs dans la grande jardinière qui avait nécessité trois cents litres de terreau. Première étape de franchie.
      Cet après-midi, achat de canisse pour les terrasses pour avoir plus d'intimité.

jeudi 7 mai 2020

Journal 2020 - 7 mai




          Cinquante-deuxième jour de ce sacré confinement. Vais-je sortir le 11 mai ? Je ne le pense pas, en tous les cas pas dans les magasins ni chez le coiffeur et pourtant j’aurais bien besoin de me faire rafraîchir ma coupe. Ce sera pour le mois prochain… Peut-être… L’idée de sortir de la maison m’angoisse. Je vais attendre un peu pour voir ce que donne le déconfinement.

          Je m’occupe l’esprit avec un nouveau roman. L’inspiration revient et je suis contente de ce que j’ai déjà fait.

          Sinon, je fais du crochet ou de la pâtisserie, cela fait passer le temps. J’ai mis mon blog « Le tunnel aux allumettes » en pause et ne garde que « Histoires de mots ». Je reprends petit à petit mes activités sur le blog.

Violette W-Ruer le 7 mai 2020

mercredi 15 avril 2020

Journal 2020 - 15 avril



          Trentième jour de confinement. Aujourd’hui le soleil n’est pas de la partie. Le vent marin s’est levé. J’entends bien le bruit des vagues et je les vois mousser sur la plage. Non non, je ne me promène pas en bord de mer, l’ai la vision par la baie de mon bureau. Deux pies ont pris place sur les branches encore partiellement dénudées mais je n’ai pas revu « Mimile » le petit écureuil. De petits oiseaux se posent sur la rambarde. Ils s’éloignent très vite quand je tire les rideaux. Les humains sont confinés, la faune et la flore reprennent leurs droits.

          La maison familiale des années cinquante s’impose à mon esprit avec le sous-bois et le grand verger avec ses divers arbres fruitiers : abricotiers, pruniers, mirabelliers, pommiers, poiriers et une immense haies de noisetiers. Mes parents n’achetaient jamais de fruits, les fraises nous étaient offertes par une amie de maman, madame Vidémont. Pas de virus à l’horizon, pas de vol, rien n’était fermé à clé.

           Je n’allais pas à l’école du village de Dornot en Moselle, papa m’avait mise dans une école privée, chez les sœurs de Sainte Chrétienne à Metz. Je résidais chez ma grand-mère paternelle dans le quartier résidentiel de Sainte Thérèse. Je ne rentrais à Dornot que les weekends et pendant les vacances scolaires.
          La nature était belle à regarder, tout comme aujourd’hui, mais nous étions attentifs à sa beauté. Il a fallu un virus et le confinement pour que certaines personnes voient les merveilles qui nous entourent.
          Les souvenirs de cette période de ma vie restent bien ancrés en moi.
C’était il y a si longtemps ! J’avais entre 8 et 12 ans !
Quelques photos de maman à Dornot en 1956 et 1957 avec notre chien Rolf



Là c'est moi à 10 ans

et 11 ans

samedi 4 avril 2020

Poésie du 4 avril 2020


Ce matin je me suis réveillée avec un  passé rêvé.
En dix neuf cent soixante sept je me retrouvais
Face à Claude, yougoslave, croate, vie remémorée.
Je l'avais connu lors d'un bal dans un salon "Rosier"
Une aventure qui n'avait malheureusement pas duré
A cause d'un mariage raté et d'une peur exacerbée
de la vie commune qui m'avait profondément meurtrie.
J'avais un fils de quatorze mois et c'était ma priorité.
Pourquoi ces beaux yeux bleus remplis de larmes
reviennent-ils à ma mémoire en ce jour de samedi ?
Samedi était la soirée de bal, croate est ma belle-fille,
Dans les rêves on mélange tout, présent et passé.
Peut-être  le confinement car mon père me surprotégeait.
Le cerveau et la mémoire font un étrange amalgame.
Peu importe, cela a éclairé mon visage pour la journée.

Violette W-Ruer le 04 avril de l'an 2020

jeudi 2 avril 2020

Journal 2020 : jeudi 2 avril





          Les douleurs du cou s’amenuisent, je peux tourner la tête vers la gauche. A droite c’est encore scabreux. Mon estomac n’aime pas trop le paracétamol que j’ai ingurgité ces quatre derniers jours. J’ai aussi très mal aux reins, toutes ces douleurs s’ajoutent à celles des jambes si bien que je me sens très fatiguée.

          Les enfants me manquent et par moment je craque toute seule dans mon coin.

          Je ne peux faire du crochet ou du tricot pour le moment. Je lis mais ma vue n’est pas au top. Alors, j’écris un peu, là encore pas longtemps.

           Je me sens complètement inutile et cela touche fortement mon moral. Je vais d’ailleurs m’arrêter là… 



Violette W-Ruer le 2 avril de l'an 2020

dimanche 22 mars 2020

Poésie du 22 mars 2020


De la fenêtre du bureau je contemple les ondes.
Dans un dégradé, lac salé et mer se confondent.
Dans le silence humain, s'entendent les mouettes
Libres de tournoyer sans entrave, en pirouettes
Agréables pour la vue des personnes confinées.
Rien à faire, juste à profiter et à contempler.
 Pas si difficile de pouvoir admirer la nature!
Nous la blessons, la maltraitons tellement souvent!
Un écureuil se promène sur les arbres profitant
Au maximum du calme et de la sérénité.
L'aurions-nous vu en temps ordinaire ?
Le monde bruyant nous met des oeillères. 
alors sachons profiter de simples moments.
Restons chez nous, vivons autrement.

Violette WR le 22 mars 2020

Journal 2020 - 22 mars


Déménagement et emménagement terminé,
Nous fûmes énormément soutenus et aidés
Tant par la famille que par les fidèles amitiés.
Tout cela, juste à temps avant la pandémie.
Maintenant nous sommes hélas confinés
En raison d'un coronavirus très virulent.
Les rues sont presque vide de passant.
La police fait la chasse aux inconscients.
Respectez la demande du service de santé
Qui, depuis des jours, est totalement submergé.
Autant que possible, restez chez vous
Votre vie et celle des autres en dépend.

Violette W-Ruer le 22 mars 2020

samedi 15 février 2020

Journal 2020 15 février


Pas évident, seule de se débrouiller 
Avec soixante treize ans bien sonnés
Le courage et la bonne volonté
Ne suffisent pas pour tout exécuter.
Je me sens, par l'avalanche, étouffée
Et devant la montagne, découragée.
Les moindres travaux me font souffrir
Le soir, je m'affale avec les courbatures
Sans savoir si le lendemain je pourrai tenir.
Seule dans mon coin, je verse des larmes
Avec une grande envie de rendre les armes.
Bon, me plaindre ne me fait pas avancer
Alors la télé le soir, me change les idées.
Demain est un autre jour...

Violette W-R le 15 février 2020

mardi 24 avril 2018

La plume errante 11


Les orages de la vie laissent des crevasses
Qui comme les rides,  point ne s'effacent.
Les souvenirs douloureux ne trépassent
Malgré le temps, ils sont forts et tenaces.
Le cauchemar d'une nuit réveille la crasse
 de la soumission, et fendille la cuirasse.
Dame ébranlée a une sensation de bécasse
Elle a pressenti mais jamais assez loquace
Pour sortir de la torpeur, a été inefficace,
A cru les mensonges afin qu'ils satisfassent
L'infidèle époux qui a osé l'humilier en face.
Elle n'a pas oublié, la douleur est coriace.
Manque d'explication toujours la pourchasse,
 Point vraiment heureuse avec ce qui tracasse. 
Maux de tête trop souvent la fracassent.
Aurait dû réagir et non être en mode ressasse.
Trop tard... L'âge la trouve dans une impasse.

Violette DM le 24 avril 2018

mercredi 15 novembre 2017

Souvenir, souvenir...



Un jour leurs chemins se sont croisés
Main dans la main se sont promenés
Et le vent dans un bruissement léger
 comme un  étrange charme les envoûtait.
Délicieux moment d'un songe inoublié.

Certaines nuits leur relatent des regards
L'un et l'autre sur leur existence en écarts.
Même si les choses paraissaient bizarres,
Coïncidences de pensées qui désemparent,
Ils adoraient les méandres du hasard.

Féerie d'instants heureux irraisonnables,
Des maux engendrés rendant méprisable
Leur attitude en insouciance non louable,
 les mettant en une situation inextricable,
Mais ils ignoraient un jour, l'inévitable.

L'histoire, les événements, par la distance,
sans vraiment changer leur existence, 
Ont finit par transformer par imprudence
des rires en chagrins dans leur entourage 
entraînant les sentiments dans un marécage.

Reste cependant au fond de leurs coeurs
Une grande partie d'un passé bonheur
En cette journée de virtuel anniversaire.
Leurs horizons sont redevenus clairs,
et leurs beaux souvenirs restent très chers.

Violette Dame mauve le 15 novembre 2017


vendredi 28 février 2014

Première partie d'une vie

6, rue de la victoire à Montigny-les-Metz

Le vingt août de l’an mil neuf cent quarante six
Dans la ville de Montigny les Metz en Lorraine
Venait au monde, sitôt choyée comme une reine,
Une bambina aux cheveux noirs très lisses.
L’ictère des nouveaux nés lui donnait l’air asiatique
Tout comme ses yeux bridés magnifiques.

mercredi 26 février 2014

Tanka souvenir



Un vieux document
Témoignage du passé
Paternelle grand-mère

Que d'eau passé sous les ponts
Mais je m'en souviens encore

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En Lorraine, née
Sous un régime d'enfer
Poursuivit sa vie

Elle fut tour à tour française,
Allemande, et française


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Dame mauve le 26 février 2014

vendredi 24 janvier 2014

Traumatisme d'un lointain passé



La fille aux cheveux roux

          En l'an 1952, j'avais six ans. je me promenais avec maman et mon petit frère Vianney, de deux ans mon cadet, à Montigny-lès-Metz. Chez "Gangloff", face à la place de la Nation, également place du marché le vendredi, Maman m'acheta un livre. A la sortie elle prit mon frère par la main tandis que je les suivais lentement. Ils marchaient trop vite et ne s'aperçurent pas que j'étais à la traîne.

          Sortie de ne je sais où, une gamine de mon âge environ,  à la tignasse rousse très emmêlée, se rua sur moi. Elle agrippa mes cheveux et tira violemment, une vraie furie! Je sentais ma dernière heure venue. Je criai mais maman ne m'entendit pas car elle venait de tourner au coin de la rue. Cela ne dura guère longtemps mais pour moi, une éternité!

          La mère de la fillette eut le culot de m'accuser d'avoir provoqué sa fille. Elles étaient folles à lier toutes les deux. Heureusement un homme, dont je ne me souviens plus du visage, témoin de la scène, tout habillé de noir, du moins ce que j'en voyais étant donné ma petite taille, me demanda où était ma maman et m'amena jusqu'à la boulangerie où elle se trouvait. Elle ne s'était même pas encore aperçue de mon absence! Le comble fut qu'elle me gronda et ne crut pas à mon histoire!

          J'avais complètement oublié cet épisode de vie et du coup il ne se trouvera pas dans le tome 1 de ma biographie en cours d'édition. Je le rajouterai dans le tome II

Dame mauve le 24 janvier 2014


jeudi 23 janvier 2014

Pupitre souvenir



Le pupitre de musique (celui de papa)
Pupitre de musique un rêve évanoui
Tu enchantais mes journées d’enfant
Les partitions, habit de notes, t’ornait
Ta structure en chêne et loupe d’orme
Te rendait majestueux avec singularité
Les instruments égrenaient des sanglots
Tandis qu’impassible dans ton carcan
Tu brandissais fièrement les trémolos
Inscrits sur une portée revenant à la vie.
Aujourd’hui pupitre décor pour la forme,
Mandoline s’est tue, banjo trépassé.
Une larme coule sur mon visage ridé.


Dame mauve le 23 janvier 2014

dimanche 19 janvier 2014

Pour toi que je n'oublierai jamais

Ode à mon père disparu le 19 janvier 1986

Pour toi que je n'oublierai jamais


Comme le fleuve  qui se dirige vers la mer
Tu es parti au loin dans un autre univers
Mes romans ne sont adressés qu’à toi
Pour que de l’au-delà tu sois fier de moi.

Comme sur les murs les lianes de lierre
Mon souvenir de toi s’agrippe à mon âme
Tu as laissé derrière toi la précieuse trame
De tes connaissances, de tes expériences,
Pour faciliter de ta fille, son existence.

Quand dans le brouillard je me perds
Tes mots, tes phrases, à cœur ouvert
Résonnent dans mon âme de toi emplie
Et alors la lumière rejaillit dans ma vie.

C’était il y a longtemps, à Mégange, à Metz,
Ensembles nous jouions plein d’allégresse
Des airs, à la mandoline, notre passion,
En partageant, sur le pupitre, la partition.

Nos  voix et nos pensées s’harmonisaient
Aujourd’hui encore j’entends ta douce voix.
Les photos jaunies je les ai toutes restaurées
Pour que tu restes avec moi à tout jamais.

Dame mauve le 19 janvier 2014